Il était une fois, la Vie sur Terre

Coaching biologique, Cycle délimitation
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Pour appliquer le « Coaching Biologique la Vie sur Terre », il faut connaitre l’architecture fonctionnelle du système que nous souhaitons harmoniser.

Pour évolutionner notre système politique obsolète vers une Humanité Fraternelle, le système à harmoniser est : la Vie sur Terre.

La réalité physique de la Vie Terrestre :
Le but à atteindre, le support universel, les plans directeurs,
les acteurs

Si nous ne savons pas où nous voulons aller, quel que soit l’endroit où nous sommes, nous n’arriverons pas à destination.

Il faut re-connaître les acteurs « principaux » de l’histoire présente et déterminer leur lien avec les plans directeurs.

La vie s’anime grâce aux « espace clos »

Les « espaces clos » sont les éléments de base qui interagissent ensemble, consciemment ou inconsciemment, pour créer la réalité physique de la vie terrestre.

Les « espaces clos » du Plan Directeur Terrestre

Les écosystèmes naturels donnent à la Terre sa particularité par rapport aux autres planètes.

L’être humain est un Créateur d’écosystème.

Ce qui est immuable et Ce qui est terrestre

L’environnement est la dualité entre
– Le Plan Directeur Universel qui contient les lois immuables de la Vie,
– Le Plan Directeur Terrestre qui contient les lois terrestres.

S’il est vrai que nous sommes créateur d’écosystèmes, nous ne sommes pas créateur « d’écosystèmes naturels », nous y semons les besoins et/ou les envies qui leurs ont donnés vie.


Le système nerveux, les chemins intriqués

Cycle délimitation

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Lorsqu’il fit son discours « J’ai un rêve » en 1963, Martin Luther King ne devait pas imaginer que 45 ans plus tard, un homme noir serait Président des États-Unis. Cela n’a pas pour autant changé la discrimination de certains envers les êtres humains différents d’eux. Pourtant, la force de l’humanité est dans la diversité des êtres humains qui la compose.

La vie ne sera jamais rien d’autre que ce que nous faisons de nos vies.
« Oh my God! » de Tanya Wexler

Le système nerveux compile des informations de nature différente afin d’engendrer la meilleure action qui va maintenir l’intégrité du corps humain :

Toujours par trois, l’information chemine

La structure des neurones -les cellules nerveuses– est le reflet de ses caractéristiques fonctionnelles.

Le neurone transporte une information efférente par l’intermédiaire d’un potentiel d’action :

  • Les dendrites captent les informations du milieu environnent extérieur et les propagent jusqu’au corps cellulaire ;
  • Le corps cellulaire ou péricaryon, soma contient le noyau, un seul axone en part ;
  • L’axone transporte l’information jusqu’aux cellules cibles ou un autre neurone, où elle délivrera l’information au niveau de jonctions spécialisées dénommées synapses.

Bien que le système nerveux humain possède plus de 10 milliards de neurones (une estimation plus que approximative), ils peuvent être classés néanmoins en l’un des trois types fonctionnels suivants :

  • Les neurones moteurs : véhiculent l’influx efférent du système nerveux central (SNC) ou des ganglions (groupe de corps cellulaires de neurones en dehors du SNC) vers les cellules cibles (effecteurs).
    – Les axones efférents somatiques ciblent le muscle squelettique,
    – Les axones efférents végétatifs (viscéraux) ciblent le muscle lisse, le muscle cardiaque et les glandes.
  • Les neurones sensitifs : véhiculent les informations afférentes des récepteurs vers le SNC.
    – Les axones afférents somatiques transportent la douleur, la température, les sensations tactiles, la pression et la proprioception (inconsciente),
    – Les axones végétatifs (viscéraux) véhiculent la douleur et d’autres sensibilités (comme les nausées) des viscères, des glandes et du muscle lisse vers le SNC.
  • Les interneurones : transmettent les informations entre neurones sensitifs et moteurs, formant ainsi un réseau intégré entre les cellules. Ils représentent probablement plus de 99% de tous les neurones de l’organisme.

Dans le SNC, les axones sont myélinisés par un oligodendrocyte (une cellule gliale ou névroglie) alors que les axones du système nerveux périphérique (SNP) sont entourées par une cellule de Schwann (une cellule gliale), sans être tous myélinisés, mais lorsqu’ils le sont, c’est la cellule de Schwann qui les myélinisent.

Deux signaux pour s’orienter

Le système nerveux est constitué de deux parties anatomiques avec des rôles spécifiques :

  • Le système nerveux central (SNC) : l’encéphale et la moelle spinale, c’est le centre de régulation et d’intégration ;
  • Le système nerveux périphérique (SNP) : les nerfs crâniens, les nerfs spinaux, et les ganglions, ce sont les lignes de communication entre le SNC et l’organisme. Il se sépare en deux voies :
    La voie sensitive (afférente) qui contient les neurofibres (axones et dendrites) somatiques et végétatifs et propage l’influx nerveux provenant des récepteurs vers le SNC,
    La voie motrice (efférente) qui contient les neurofibres somatiques et végétatifs et propage l’influx nerveux provenant du SNC vers les effecteurs (muscles et glandes).
    La voie motrice va alors se divise en deux avec le système nerveux somatique et le système nerveux autonome
    qui se divisera à son tour en deux avec le système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.

Au sein du SNC, il existe une distinction binaire fondamentale, concernant la répartition des synapses.

La substance grise :

  • C’est une région où s’établissent les synapses (connections interneuronales) ;
  • Elle contient tous les corps cellulaires, toutes les synapses du SNC, et les capillaires ;
  • Les cellules de la névroglie (les cellules de soutien et de protection des neurones) sont : les astrocytes, les oligodendrocytes, la microglie.

La substance blanche :

  • C’est une région dépourvue de synapses ;
  • Elle est constituée principalement de faisceaux d’axones myélinisés (groupement de faisceaux),
  • Les cellules de la névroglie sont les oligodendrocytes pour le SNC ; et les cellules de Schwann pour le SNP.

La répartition de la substance grise et de la substance blanche diffère entre l’encéphale et la moelle spinale :

  • Au niveau de l’encéphale, la substance grise est périphérique, elle définit un cortex autour de la substance blanche centrale.
  • Dans la moelle spinale, la substance grise et les corps cellulaires des neurones qui lui correspondent sont situés dans la partie centrale de la moelle, où ils décrivent une forme de papillon ou en H que l’on peut distinguer de la substance blanche autour.

Le SNP est constitué de 31 nerfs spinaux qui émergent de la moelle spinale au niveau des vertèbres.

Il y a 8 paires cervicales, 12 paires thoraciques, 5 paires lombales et une paire coccygienne.

Chaque nerf spinal est formé :

  • D’une racine ventrale : pour la motricité des membres,
  • D’une racine dorsale : pour la sensibilité des membres.

Les rameaux ventraux convergent pour former des plexus.

Les croisements pour s’équilibrer

Un plexus n’est pas très différent d’un vaste réseau de différentes voies ferrées qui se connectent en une voie principale telle une gare de triage.

Le plexus nerveux est un mélange de fibres nerveuses issues de nerfs spinaux de niveaux adjacents, qui en définitive se distribue en plusieurs branches nerveuses « terminales », qui gagnent les régions périphériques et innervent ses muscles squelettiques, des articulations, et de la peau.

Les fibres nerveuses sont de trois types :

  • Les fibres nerveuses motrices somatiques pour innerver les muscles squelettiques ;
  • Les fibres nerveuses post-ganglionnaire sympathiques destinées à innerver le muscle lisse des follicules pileux, les vaisseaux et les glandes sudoripares ;
  • Les fibres nerveuses sensitives pour donner au système nerveux central les informations du monde extérieur, captées au niveau de la peau.

Voici en exemple la description du plexus brachial formé par les rameaux ventraux des nerfs spinaux C5-T1 :

  • Les racines : Les cinq rameaux ventraux de C5-T1 constituent les « racines » du plexus ;
  • Les troncs : Les cinq racines se réorganisent en trois troncs supérieur, moyen et inférieur qui s’engagent sous la clavicule devant la première côte ;
  • Les divisons : Chaque tronc donne deux divisions : une division antérieure et une division postérieure, et donc six divisions au total ;
  • Les faisceaux : les trois divisions postérieures s’associent pour former le faisceau postérieur, les faisceaux médial et latéral sont constitués par les combinaisons des divisions antérieures ;
  • Les branches terminales : le plexus donne naissance à cinq grosses branches qui innervent l’épaule, le bras, l’avant-bras et la main.

Un certain nombre de petits nerfs naissent de cette organisation (5-3-2-3-5) pour innerver quelques muscles du dos, et de la région antérieure et latérale de la cage thoracique.

Utilisons l’assise qu’offre une base triangulaire et l’amplitude d’une complémentarité binaire afin d’expérimenter le bonheur commun :

Si le corps humain est capable de coordonner toutes les informations
que ces capteurs lui envoi pour faire des actions, sans perdre l’équilibre,
en alternant une base contenant 3 types de données et des limites binaires ;

Nous pouvons définir des échelles à trois niveaux pour observation le monde
{Mondial – National – Individuel} {Privé – Professionnel – Citoyen} ;
et définir des signaux binaires pour orienter nos choix commun
{la guerre – la paix} {la liberté – le confort} ;

Cherchons à garder le monde en équilibre,
décidons ensemble des signaux vitaux pour vivre en harmonie.


Références bibliographiques :
Les informations sur le système nerveux sont extraites :
– du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Elsevier Masson SAS, 2017,
– des cours de médecine de l’Université de Tours.
L’image du neurone est extraite du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Elsevier Masson SAS, 2017.
L’image du plexus brachial est extraite du livre « Atlas d’anatomie humaine » 7ème édition, Franck H. NETTER, Elsevier MassonSAS, 2019.

L’appareil urinaire, l’attention à la synchronisation

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Ce qui nous donne notre humanité et nous différencie des animaux, ce sont les émotions. Elles nous habitent, et nous détournent de notre volonté si facilement. Des forces incomprises, que nous réfutons car elles rendent les possibles impossibles et réalisent ce que nous redoutons. Si vivre humainement, c’était de regarder ses émotions en face, et arrêter de se faire mal en croyant faire bien.

Imagine tous les êtres humains vivant dans la Paix.
John LENNON

Le système urinaire utilise la spécificité de actions, pour remplir les diverses fonctions nécessaires à accomplir un but commun :

La localisation définit la fonction

Les néphrons sont un peu différents dans leur structure selon leur localisation.

  • Les néphrons corticaux ont leur glomérules dans la région la plus périphérique ou moyenne du cortex rénal et généralement en présentent qu’une anse de Henlé courte ;
  • Les néphrons juxta-médullaires qui ont une longue anse de Henlé qui s’enfonce profondément dans la médullaire rénale la plus interne ;
  • Les néphrons juxta-médullaires ne représentent que 10 à 15 % de tous les néphrons du rein et jouent un rôle essentiel dans la concentration de l’urine.

Un néphron est une unité fonctionnelle du rein, qui produit un ultrafiltrat à partir du sang et constitue potentiellement l’urine.

Un enchaînement de tâches

Chaque néphron présente les mêmes structures successives.

  • Le glomérule : une pelote formée par les artérioles afférentes, qui est enfermée dans la capsule de Bowman et qui est impliquée dans la filtration du plasma ;
  • Le tubule contourné proximal : faisant suite, il reçoit l’ultrafiltrat plasmatique et l’amène à l’anse de Henlé ;
  • L’anse de Henlé : elle consiste en un seul long tubule dont le calibre varie et qui est recouvert de cellules épithéliales spécialisées dans la réabsorption et la sécrétion sur toute la longueur ;
  • Le tube contourné distal : il reçoit le liquide résiduel issu de l’anse de Henlé, contrôle son osmolarité et le transporte jusqu’au tube ou tubule collecteur ;
  • Le tubule collecteur : il réalise la partie terminale du néphron où la concentration finale de l’urine est réglée avec précision avant que celle-ci atteigne les calices mineurs.

Chaque élément du néphron à une tâche spécifique qui appartient à l’un des fonctions suivantes : transporter, contrôler, réguler.

Maintenir les éléments essentiels

Le volume de sang traversant chaque glomérule est contrôlé par des mécanismes actifs nerveux et hormonaux agissant sur les artérioles afférentes et efférentes.

Prenons l’exemple du sodium rénal et la régulation de l’eau :

  • La filtration du sodium est régulée au niveau du glomérule par le réflexe des barorécepteurs,
  • sa réabsorption est régulée au niveau tubulaire par l’effet stimulant de l’aldostérone (sécrétée par le cortex surrénalien) et d’autres facteurs jouent également un rôle.
  • La réabsorption de l’eau reste liée aux mouvements du sodium jusqu’au tubule collecteur,
  • ensuite, cette régulation de l’eau est soumise au contrôle de la vasopressine, hormone diurétique (ADH pour antidiuretic hormon) ;
  • Un taux faible d’ADH entraîne des urines diluées (excrétion d’eau),
  • alors qu’un taux élevè d’ADH active les canaux pour l’eau (aquaporines) entrainant une réabsorption de l’eau et la concentration des urines.
  • Le système vasculaire à contre-courant (les artérioles efférentes du vasa recta rénal) maintient le gradient osmotique nécessaire à la fonction tubulaire ;
  • Si la rétention d’eau est nécessaire, il va engendrer un liquide interstitiel médullaire hyperosmotique, dont l’effet de réabsorption d’eau viendra s’ajouter à celui de l’ADH.

C’est grâce à une structuration coordonnée, à la fois linéaire et spatiale, que l’appareil urinaire est capable de réguler la concentration de l’urine en fonction des besoins de l’organisme.

Utilisons la spécialisation des tâches et la coordination des fonctions pour travailler ensemble à un monde harmonieux :

Si le corps humain est capable de savoir quand il doit concentrer ou diluer
une molécule pour maintenir l’harmonie du corps
grâce à des hormones ou des gradients osmotiques ;

Nous pouvons définir des indicateurs pour ne plus dépasser les limites
que note vie terrestre nous impose ;

Cherchons à nous connaître nos facteurs limitants,
afin de les respecter pour nous développer dans la justesse de l’équilibre.


Référence bibliographique :
– Les informations sur l’appareil urinaire et les images sont extraites du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Elsevier Masson SAS, 2017.

La réponse immunitaire, la connaissance de soi

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Tout est possible lorsque nous sommes enfant, puisque tout est nouveau, découverte, magique. Nous vivons pleinement l’instant présent, sans chercher à atteindre un but particulier, sous l’œil bienveillant des parents. Adulte, nous avons appris que chaque acte a des conséquences, avec des avantages et des inconvénients, et par peur, souvent nous limitons nos choix. Si vivre humainement, c’était l’attention portée à ses choix adulte, dans le but de vivre pleinement l’instant présent comme un enfant.

Vivre simplement,
pour que simplement d’autres puissent vivre.
Mahatma GANDHI

La réponse immunitaire réunit trois caractéristiques pour réagir au monde extérieur :

Se protéger des obstacles physiques visibles

La première ligne de défense du corps se compose de barrières non spécifiques.

  • La peau et les muqueuses qui recouvrent l’extérieur du corps, ou les systèmes respiratoires, gastro-intestinal, urinaire, de reproduction, qui produisent des barrières complémentaires : les sécrétions muqueuses, les enzymes et leur acidité ;
  • Les mécanismes de chasse comme les larmes et les mictions d’urine ;
  • Le mucus épais et collant pour séquestrer les pathogènes ;
  • Les quintes de toux et les éternuements.

Ces éléments ont pour but de préserver l’intérieur du corps sain.

Des symptômes pour montrer l’invisible

La seconde ligne de défense est innée.

Elle intervient si les barrières non spécifiques sont dépassées.

Elle fait intervenir :

  • De nombreuses cellules ;
  • Des productions antimicrobiennes ;
  • Des mécanismes de l’inflammation.

Elle fait apparaître des symptômes :

  • La rougeur ;
  • La fièvre ;
  • Les sueurs ;
  • La douleur.

Ces éléments lancent un appel afin que la personne se repose, ou protège la partie lésée de son corps, pour laisser au corps le temps de se régénérer, grâce à la réponse immunitaire innée.

Une réponse acquise spécifique, systémique, à mémoire

La troisième ligne de défense est caractérisée par la reconnaissance spécifique d’un agent pathogène spécifique, et une réponse rapide contre l’invasion itérative de l’agent pathogène.

Prenons l’exemple de l’activation des lymphocytes B :

  • Le lymphocyte B reconnait l’agent pathogène par un anticorps fixé à sa surface. Cet anticorps est spécifique de l’antigène et le lymphocyte B devient sensibilisé ;
  • Le lymphocyte B est ensuite activé quand un lymphocyte T helper inactif reconnait le même antigène. lié au lymphocyte B, et secrète des lymphokines qui conduisent à la division du lymphocyte B sensibilisé ;
  • La division de ce lymphocyte B engendre des millions de cellules B, qui se transforment en plasmocytes qui secrètent alors des anticorps spécifiques de l’antigène, dans le sang et la lymphe ;
  • Ces anticorps circulant se lient à cet antigène spécifique de l’agent pathogène et le rendent accessible à sa destruction par les phagocytes. Les anticorps peuvent également se lier directement aux toxines bactériennes ou aux récepteurs utilisés par les bactéries et les virus de sorte à neutraliser l’envahisseur ;
  • La division des cellules B conduite aussi à la mémorisation de l’agression et de la réponse en cas de réexpositon de l’organisme au même antigène étranger, grâce aux lymphocytes T à mémoire.

C’est grâce à une coordination structurée des lymphocytes B, T et l’intervention d’autres éléments différents tel que les macrophages, que le corps peut neutraliser des agents pathogènes et retrouver sa santé.

Utilisons la protection, l’attention, le dialogue pour apprendre à prendre confiance en soi pour ses choix :

Si le corps humain est capable de distinguer un agent pathogène
d’une cellule normale du corps,
grâce aux molécules présentes à leur surface ;

Nous pouvons apprendre à dialoguer avec notre corps, et savoir
lorsqu’il est en bonne santé,
lorsqu’il est en présence d’un danger,
lorsqu’il doit se soigner ;

Cherchons à nous connaître, afin de nous reconnaître parmi les autres,
nous découvrions la liberté de vivre ensemble.


Référence bibliographique :
– Les informations sur la réponse immunitaire sont extraites du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Elsevier Masson SAS, 2017.

L’anatomie humaine, une interaction harmonieuse

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Le monde dans lequel nous vivons où règne les inégalités, la violence, la misère n’est pas le fruit de notre Humanité mais le résultat de choix -individuel et collectif, présent et passé- faits pour évoluer, pour découvrir la Vie par l’expérience, par le vécu. Voir les injustices comme un manque d’équilibre en soi, à l’image des chutes que nous faisons en apprenant à marcher, offre une nouvelle perspective d’actions.

Vous n’avez jamais entendu un programme parler d’amour.
Mais c’est une émotion humaine.
Non, c’est un mot. Ce qui importe c’est l’interaction que ce mot implique.
« Matrix Revolutions »
de Lilly WACHOWSKI, Lana WACHOWSKI

Le corps humain réunit trois caractéristiques pour des actions communes réussies :

Un ensemble d’éléments différenciés

Le squelette, avec ses 214 os environ, constitue l’ossature du corps humain, mais il ne peut pas le faire bouger.

Les muscles, grâce à leur capacité de contraction et de décontraction, permettent le mouvement.

Pour que l’action des muscles soit combinée à l’action du squelette, il faut consolider le squelette, afin qu’il devient un élément continu, et le relier aux muscles.

Cela nécessite l’intervention de trois constituants différents :

  • Les ligaments relient les os entre eux ;
  • Les tendons relient les os aux muscles ;
  • Les aponévroses relient les muscles à leur point d’attache.

Tous ces éléments ont des caractéristiques distinctes, qui leurs conférent des propriétés particulières, pour remplir des tâches différentes.

Une coordination diversifiée

Tous les os sont de même nature, mais leur morphologie et leur position au sein du squelette, vont les rendre unique, et leurs permettre de remplir une fonction précise.

Prenons l’exemple du suivi du poids du corps au niveau du squelette :
La colonne vertébrale constitue l’axe vertical du corps, elle transmet les informations du poids du corps, de la tête jusqu’aux pieds.

  • La première vertèbre -Atlas- maintient la tête et le cou. La courbure cervicale apparait lorsque l’enfant peut supporter le poids de sa tête ;
  • Le corps des vertèbres supportent le poids du corps, c’est pourquoi elles augmentent de volume et de dimension au fur et à mesure que l’on descend le long de la colonne vertébrale ;
  • C’est dans la zone des lombaires (5 vertèbres), que les vertèbres sont les plus larges et résistantes pour supporter le poids du tronc. La courbure lombaire apparait lorsque l’enfant acquiert une station debout érigée ;
  • Le sacrum, en forme de coin, transmet le poids du corps au pelvis (le bassin) ;
  • Dans les membres inférieurs, le fémur, l’os le plus long, transmet le poids du corps du pelvis au genou ;
  • Le tibia, os large, porte le poids du corps ;
  • Le talus transfert le poids du corps du tibia au pied ;
  • Les articulations métatarso-phalangiennes participent à la surface d’appui du poids du corps.

Chaque élément du corps humain a, une place et une forme prédéfinie,
pour transférer de l’information le long du corps.

La diversité est l’individualité

Tout comme les os ont une position précise au sein du squelette humain, pour obtenir une action spécifique du corps humain ; chaque élément diversifié a, une place et des points d’attaches, qui lui sont propre.

Prenons l’exemple d’une articulation synoviale :
Elle coordonne les mouvements entre deux os.

  • La morphologie des extrémités des os déterminera le type de mouvements autorisés. Les formes de l’extrémité des os impliqués dans l’articulation seront corrélées ;
  • Les deux os sont unis par une cavité articulaire remplie de liquide synoviale, entourés par une capsule, avec du cartilage articulaire recouvrant chaque surface osseuse opposée ;
  • Les ligaments, les tendons, les aponévroses, solidifieront l’articulation, limiteront les mouvements, et permettront une réactivité plus ou moins rapide des muscles ;
  • Les bourses synoviales ou de graisse, permettront de protéger l’articulation en réduisant les frictions internes ou les chocs extérieurs.

C’est grâce à une coordination structurée et réfléchie, que l’action commune des éléments distincts s’harmonise, pour un résultat précis.

Utilisons la spécificité de la famille humaine, d’avoir une diversité d’individualités, faite pour interagir en harmonie avec le monde :

Si le corps humain fonctionne harmonieusement, grâce à une ossature intérieure unique par sa nature et une organisation structurelle particulière, de chacun des os morphologiquement différents qui le composent ;

Nous pouvons regarder l’humanité comme un ensemble d’êtres humains
qui partagent une nature intérieure commune et une spécificité d’être ;

Cherchons à connaître cette ossature intérieure commune à tous
et nos différences individuelles, nous les animerons pour le bonheur commun.


Références bibliographiques :
– L’image de l’articulation synoviale est extraite de Wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Articulation_(anatomie)#/media/Fichier:Joint.svg, légendes traduites en français par Obel’Isa.
– Les informations sur l’anatomie et l’image du squelette sont extraites du livre « L’anatomie à colorier Netter », John T. HANSE, Elsevier Masson SAS, 2017.