English version
A chaque fois que je vois apparaître la notion d’expansion de l’Univers, mes cellules réagissent et éveillent en moi une sensation que c’est faux, « Non l’Univers n’est pas en expansion ».
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.
Voici 3 extraits de livres pour éclairer ma réflexion :
- « Biologie des Croyances » de Bruce Lipton, p153
Chez les humains, comme chez certains mammifères supérieurs, une région du cerveau s’est spécialisée ; elle est associée à la pensée, à la planification et à la prise de décision. C’est le cortex préfrontal. Cette partie du cerveau antérieur semblerait être le siège de l’activité mentale « consciente ». Le conscient est capable d’autoréflexion. Cet organe de perception, dont l’évolution est récente, observe nos propres comportements et émotions. De plus, il a accès à presque toute l’information stockée dans notre mémoire à long terme. Cette aptitude est extrêmement importante, car elle nous permet de considérer l’historique de notre vécu au moment de planifier consciemment l’avenir.
Grâce à sa capacité d’autoréflexion, le conscient est extrêmement puissant. Il est capable d’observer tous nos comportements programmés, de les évaluer et de décider consciemment d’en changer le programme. Nous pouvons choisir consciemment notre manière de réagir à la plupart des signaux de l’environnement, ou d’y répondre ou pas. La capacité consciente d’outrepasser les automatismes du subconscient constitue le fondement du libre arbitre.
Ce don particulier comporte néanmoins un désavantage tout aussi particulier. Alors que la plupart des organismes doivent faire eux-mêmes l’expérience de stimuli, notre cerveau est si apte à « apprendre » les perceptions, que nous pouvons les acquérir indirectement de nos éducateurs. Une fois que nous acceptons celles des autres comme des « vérités », leurs perceptions se cristallisent dans notre cerveau et deviennent nos « vérités ». Or, cela peut poser un problème. Qu’arrive-t-il si les perceptions de nos éducateurs sont inexactes ? Dans ce cas, de fausses perceptions sont téléchargées dans notre cerveau. Comme l’inconscient sert uniquement à rejouer le mode stimuli-réactions, il n’y a pas de « fantôme » dans cette partie de la « machine » pour évaluer les conséquences à long terme de cette programmation. L’inconscient travaille uniquement au « présent ». Par conséquent, les fausses perceptions programmées dans notre inconscient ne sont pas « surveillées » et nous entrainent dans des comportements inappropriés et restreints.
- Molecules of emotion de Candace B. Pert, p135 in english book.
Traduit en français par moi-même car le livre en français « Molécules d’émotion » n’existe pas.
LES ÉMOTIONS PROVIENNENT-ELLES DE LA TÊTE OU DU CORPS ?
Jusqu’en 1984, j’avais supposé que les célèbres expériences humaines de Wilder Penfield avaient prouvé sans l’ombre d’un doute que les émotions provenaient du cerveau. Mais cette année-là, j’ai donné une conférence lors de la deuxième réunion internationale de la Société pour l’étude de l’émotion, qui se tenait à Harvard, et j’y ai rencontré Eugene Taylor, historien des sciences au département de psychologie. Il était enthousiasmé par la conférence que je venais de donner, où je présentais la théorie des peptides et autres ligands comme substances biochimiques de l’émotion. Eugène voulait savoir où j’en étais dans le célèbre débat James-Cannon, qui, me rappela-t-il, portait sur les sources ultimes des émotions. Proviennent-elles du corps puis sont perçues dans la tête, où nous inventons une histoire pour les expliquer, comme le disait William James ? Ou naissent-elles de la tête et se propagent-elles au corps, comme le postulait Walter Cannon ?
En 1884, alors professeur adjoint de philosophie à Harvard, William James publia son essai « Qu’est-ce qu’une émotion ?», fondant sa théorie sur sa propre observation introspective et ses connaissances générales en physiologie. Il concluait que la source de l’émotion est purement viscérale, c’est-à-dire, provenant du corps, et non cognitive, provenant de l’esprit, et qu’il n’existe probablement pas de centre cérébral d’expression émotionnelle. Nous percevons des événements et éprouvons des sensations physiques, puis, après cette perception, qui stimule nos souvenirs et notre imagination, nous qualifions nos sensations physiques d’émotions. Cependant, il pensait qu’en réalité, l’émotion n’existait pas. Il n’y avait qu’une perception et une réponse corporelle. Les réverbérations sensorielles et motrices immédiates qui se produisent en réponse à la perception – le cœur qui bat, l’estomac serré, les muscles tendus, les mains moites – sont les émotions. Et les émotions sont ressenties dans tout le corps comme des sensations, « dont chaque morceau apporte sa pulsation de sentiment, faible ou aiguë, agréable ou douloureuse ou douteuse, à ce sentiment de personnalité que chacun de nous porte infailliblement avec lui. » Les émotions consistent en des changements organiques dans le corps, musculaires et viscéraux, et ne sont pas un sentiment primaire directement suscité, mais un sentiment secondaire, indirectement suscité par le fonctionnement du corps.
Comme beaucoup de théories de salon séduisantes, celle de James semblait s’effondrer sous le poids des données réelles, en l’occurrence, des expériences de laboratoire réalisées par son élève Walter Cannon, physiologiste expérimental et auteur de La Sagesse du corps, qui, en 1927, avait expliqué le fonctionnement du système nerveux autonome sympathique. Un nerf unique, le nerf vague (« nerf errant »), sort de l’arrière du cerveau par un orifice situé à la base du crâne (le foramen magnum), puis se divise pour parcourir les faisceaux de cellules nerveuses, ou ganglions, de chaque côté de la moelle épinière et envoyer des ramifications vers de nombreux organes, notamment les pupilles, les glandes salivaires, le cœur, les bronches, l’estomac, les intestins, la vessie, les organes sexuels et les glandes surrénales (d’où est libérée l’hormone adrénaline). Lorsque Cannon a stimulé le nerf vague au moyen d’électrodes implantées dans l’hypothalamus, situé à la base du cerveau, juste au-dessus de l’hypophyse, il a observé des changements physiologiques dans tous ces organes, compatibles avec les besoins de l’organisme en situation d’urgence, où les ressources devaient être gérées rapidement, efficacement et automatiquement, sans perte de temps. Grâce à cette stimulation hypothalamique, par exemple, le sang des organes internes de la digestion a été rapidement redirigé vers les muscles pour une réaction de « combat ou de fuite » ; la digestion pouvait attendre la fin de l’urgence. Une augmentation de la production d’adrénaline a stimulé le cœur et incité le foie à libérer des réserves supplémentaires de sucre pour une énergie instantanée.
Du point de vue de Cannon, la théorie de l’émotion viscérale de James était totalement fausse. Cannon pouvait mesurer avec précision le temps écoulé entre le moment où l’hypothalamus recevait une décharge électrique et celui où les modifications corporelles de la circulation sanguine, de la digestion et du rythme cardiaque commençaient à se produire. Il concluait que ces changements étaient tout simplement trop lents pour être la cause des émotions plutôt que leur effet. De plus, l’induction artificielle de modifications viscérales typiques des émotions fortes, comme l’utilisation d’un courant électrique pour produire une forte contraction intestinale semblable à celle qui se produit au premier moment de panique, ne produisait pas les autres signes de cette émotion. De plus, Cannon soulignait que les animaux dont le nerf vague avait été sectionné, et vraisemblablement incapables de modifications corporelles viscérales sympathiques, semblaient néanmoins se comporter de manière tout aussi émotionnelle face à une situation menaçante. Selon Cannon, l’hypothalamus du cerveau était le siège des émotions, qui se propageaient jusqu’au corps par l’intermédiaire des connexions neuronales de l’hypothalamus à l’arrière du cerveau, ou tronc cérébral, ou par l’intermédiaire des sécrétions de l’hypophyse.
Tandis qu’Eugene Taylor attendait avec impatience mon point de vue de la fin du XXe siècle sur le débat quelque peu obscur James-Cannon, j’ai soudain eu une grande révélation : « Eh bien, c’est les deux ! Ce n’est pas l’un ou l’autre ; en fait, c’est les deux et aucun ! C’est simultané – une voie à double sens », ai-je lâché. Je venais de réaliser que la résolution d’un débat dont les origines remontaient à plus d’un siècle détenait la clé pour comprendre une énigme très moderne : comment les émotions peuvent-elles transformer le corps, soit créer la maladie, soit la guérir, soit maintenir la santé, soit la miner ?
- Le Tao Te King « Le livre de la Voie et de la Vertu » de Lao-Tseu
Traduit du chinois par Stanislas Julien, éditions mille et une nuits
Chapitre 42
| Le livre de la Voie et de la Vertu | Philosophie repris dans la médecine traditionnelle chinoise |
|---|---|
DAO, ce texte ne fait pas partie du chapitre 42. Le DAO, c’est l’essence même de la réalité et par nature ineffable et indescriptible, la Voie éternelle innommable. ![]() | Le non manifesté Monde de la non forme |
Le Tao a produit un ![]() | = Capacité du manifesté. Énergie originelle. Unité suprême. |
Un a produit 2 ![]() | = Dualité, équilibre, harmonie en cours de dynamisation Apparition des 2 images du Yin, Yang. |
Deux a produit trois ![]() | = La manifestation du Yin/Yang, l’interrelation, harmonie qui engendre le mouvement. |
| Trois à produit tous les êtres. | Le manifesté Monde de la forme, la conscience peut s’auto-observer, la création. |
| Tous les êtres fuient le calme et cherchent le mouvement. | Je pense que les émotions, notre ressentit corporel, nous font interagir les uns envers les autres, nous permettent de nous poser calmement en méditation ou nous font nous agiter dans tous les sens. Résister ou lâcher prise. Rendre visible un espace non manifesté, créant depuis un point fixe manifesté, une impression d’expansion. |
| Un souffle immatériel forme l’harmonie | Ki’Chi’Qi |
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Aujourd’hui, nous avons tout spécialisé pour comprendre le détail des choses, mais n’a-t-on pas perdu de vue le plan d’ensemble de la Vie ?
Nous sommes tous d’accord pour dire que Nous, les êtres humains, sommes Vivants et Conscients.
Et si l’Univers était Vivant et Conscient lui aussi ?
Ne serait-il pas temps de réunir Physique quantique, Biologie, Philosophie…. afin de retrouver la place de chaque chose dans le grand tout Universel de la Vie ?
Ne serait-il pas temps de considérer le Cosmos comme un Univers Vivant et Conscient ?
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Nous sommes l’Univers Cosmique intriqué dans l’Univers.
Nous naissons enfant, puis adolescent puis adulte. Notre corps grandit. Nous naissons, vivons et mourons. Notre vie terrestre est limitée dans le un espace-temps donné.
L’Univers est né, il est l’espace qui a permis aux atomes, aux planètes… à nous d’apparaitre. Son espace est limité dans le temps.
Il n’y a pas d’expansion possible en dehors du DAO.
Si nous nous mettons dans la peau de nos ancêtres qui ne savaient pas que la terre était ronde et vaste. Plus ils avançaient, plus ils la découvraient mais la Terre n’était pas en expansion pour autant.
L’eau qui se répand sur le sol, répond aux lois de la gravité, elle se déplace, prend plus de place, mais elle n’est pas en expansion. Il n’y a pas plus d’eau sur le sol que dans le bol qui la contenait.
Je pense que c’est la même chose pour l’Univers. Plus nous augmentons notre conscience, et la précision de nos calculs, plus nous voyons loin, mais l’Univers n’est pas en expansion. Je dirai que c’est comme la Terre, l’eau dans un bol, qui ont un espace-volume fini en mouvement ; l’Univers a aussi un espace fini en mouvement, le DAO. C’est le meilleur mot que je trouve pour le décrire. Le DAO n’est pas accessible à notre perception humaine, à notre conscience manifestée, c’est peut-être pour cela que le cerveau « choisit » le mot expansion qui sonne faux pour moi.
Contrairement à nos ancêtres, nous avons énormément développé notre cerveau depuis le siècle des lumières, ce qui nous permet d’élaborer des modèles, de la théorie, avant l’expérimentation. Alors qu’eux expérimentaient les choses et de là, ils en déduisaient les modèles.
Pour moi, l’Univers n’est pas en expansion,
les modèles nous montrent qu’il existe quelque chose au-delà
de ce que notre conscience peut concevoir.
Bruce Lipton dans son livre « La biologie des croyances », nous indique que nous avons développé un cerveau tellement performant qu’en analysant des situations, il peut en déduire des vérités qui peuvent être « fausses », mais auxquelles il s’accroche et qui bloque des opportunités car « les fausses perceptions programmées dans notre inconscient ne sont pas « surveillées » ».
Candace Pert, montre que nos émotions, sont un pont entre notre corps et notre cerveau, notre Mental. Ils pourraient nous permettre de palier les faux aiguillages et de garder le cap d’une vie harmonieuse.
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La Vie n’est pas une expansion illimité d’expériences/créations matérielles, c’est plutôt, un mouvement perpétuel pour atteindre l’ultime harmonie. Je ne pense pas que c’est en développant plus nos cerveaux ou l’IA que nous résoudront les problèmes existentiels auxquels l’Humanité est confrontée.
Il serait judicieux de s’arrêter quelques instant, faire une interconnexion de toutes nos spécialisations, nos émotions pour retrouver le plan de la Vie sur Terre et choisir la bonne Voie.
- Article du portfolio : Décrire la réalité physique qui nous anime.
- Article du portfolio : Les sens.




